CIMON : le robot intelligent pour assister les astronautes, envoyé dans l’espace par SpaceX

 

Le 29 juin dernier, l’entreprise aérospatiale d’Elon Musk, Space X, a effectué son quinzième lancement pour le compte de la NASA, l’agence spatiale américaine.

Si l’objectif de la fusée Falcon 9 était principalement d’acheminer une capsule Dragon contenant près de trois tonnes de matériel scientifique vers l’ISS (la station spatiale internationale), elle a également emporté à son bord un autre équipement un peu spécial : CIMON.

On vous explique tout dans notre article du jour.

 

CIMON : le premier robot doté d’une intelligence artificielle pour aider les astronautes !

 

 

CIMON, pour Crew Interactive Mobile companioN (compagnon d’équipage mobile et interactif en français) est un robot doté d’une intelligence artificielle. C’est le premier robot du genre à être envoyé dans l’espace, ce qui fera de lui le premier robot à communiquer avec un être humain dans l’espace : le CV commence bien !

Sa mission sera, à terme, d’assister les astronautes au quotidien afin de les aider dans leur travail et leur mission, mais aussi de limiter le stress potentiel .

Environ de la taille d’un ballon de basket, les 5 kg de CIMON pourront se déplacer en apesanteur au sein de la station spatiale internationale.
Pour l’aider dans ses déplacements, et aussi pour éviter qu’il ne blesse un astronaute, il dispose d’une dizaine de mini-hélices.

Muni d’une caméra infrarouge, d’un micro et d’un écran, CIMON a été conçu, grâce à l’impression 3D.

 

CIMON et son IA entrainés pendant deux ans !

 

Développé par Airbus, IBM et l’agence spatiale allemande, c’est surtout à l’intérieur que la révolution s’opère, avec l’intégration de l’Intelligence Artificielle d’IBM : Watson IA.

Une IA de pointe qui permet à CIMON d’emmagasiner une quantité stratosphérique de données (les plans de l’ISS, les procédures spatiales, procédures de sécurité, de santé, etc), mais également de parler et d’apprendre en permanence.

Et en l’occurrence, s’il pourra le faire avec l’ensemble de l’équipage, CIMON a avant tout été entrainé pour interagir avec le géophysicien et astronaute allemand Alexander Gerst.
CIMON a en effet appris à reconnaître le visage et la voix de ce dernier, d’abord via des enregistrements vidéos et audios de l’astronaute, puis avec Alexander Gerst en personne.

L’aspect visuel et sonore de CIMON a d’ailleurs également été travaillé avec l’astronaute pour faire de ce robot «un authentique compagnon à bord » pouvant se « lier d’amitié » avec l’astronaute ainsi qu’avec le reste de l’équipage dans une moindre mesure.

Pour sa première mission, CIMON sera notamment utilisé par le géophysicien pour :

  • mener des expériences sur des cristaux,
  • servir de caméra intelligente et autonome pouvant également afficher des informations lors d’une simulation d’opération médicale complexe,
  • tenter de résoudre un Rubik’s cube,
  • assister Alexander Gerst ainsi que les autres astronautes dans leur tâche quotidienne, y compris les vérifications techniques, afin de leur faire gagner du temps. En effet, selon l’agence spatiale japonaise, les astronautes passent plus de 10% de leur temps à photographier ou filmer leurs faits et gestes, ce que CIMON fera désormais à leur place.

© Airbus

 

 

Un bouton de désactivation intégré !

 

 

On trouvait ça important de le préciser, CIMON dispose bien d’un bouton d’arrêt ! Ne vous inquiétez pas, les robots ne sont pas (encore) prêts de dominer le monde ou nos équipements spatiaux.

Que ce soit pour permettre aux astronautes de déconnecter un peu ou de se prémunir de tout incident, le bouton de désactivation permet également de couper les enregistrement de CIMON lorsque certaines données échangées n’ont pas à se retrouver sur les serveurs terrestres d’IBM, même si on est a peu près sûr, ou en tout cas on l’espère,  que le niveau maximum de sécurité des données a dû être mis en place.

 

 

Des missions plus longues en cas de succès

 

 

Pour les ingénieurs et chercheurs du projet CIMON, il ne s’agit là que d’une première étape, un tremplin.

En effet, le but est pour le moment de tester le robot intelligent et ses aptitudes lors des différentes expériences auxquelles il prendra part, mais aussi de voir comment il évolue dans sa relation avec Alexander Gerst ainsi qu’avec le reste du groupe.

Si cette première mission est réussie, l’idée serait à terme d’envoyer CIMON lors de mission spatiale plus longue et plus lointaine, à destination de Mars ou de la Lune par exemple, où la présence d’un robot dotée d’une « intelligence émotionnelle »pourrait bien « jouer un rôle important dans le succès des missions ».

 

 

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