Le Groupe ADP présente son projet de vertiports pour les taxis volants

 

Le Groupe ADP a dévoilé, le mardi 18 juin 2019, lors du Salon du Bourget, deux modèles de vertiports afin de permettre la mise en place de taxis-volants dans le ciel parisien.

Réalisé en partenariat avec Airbus et la RATP, ce projet sera étudié de près par la région Ile-de-France ainsi que par la Direction Générale de l’Aviation Civile afin de s’assurer de sa faisabilité et de son exécution dans de bonnes conditions.

Retour sur ces modèles de vertiports permettant l’émergence de ces nouveaux moyens de transports dans un paysage urbain.

 

L’ouverture d’un vertiport dès les JO de 2024 ?

 

Si ADP sait pertinemment qu’il ne pourra pas compter sur le CDG Express pour les JO de 2024, puisque la fin du projet à été reportée à fin 2025, il mise cependant sur l’ouverture d’un vertiport pour accueillir des taxis volants lors de cet événement.

« Ce calendrier que nous avons fixé avec la Région Île-de- France et les services de l’Etat, est exigeant et ambitieux »,a précisé Edward Arkwright, le directeur général exécutif d’ADP, lors du salon du Bourget.

Ces vertiports se présenteront comme des plateformes spécifiques aux atterrissages et décollages verticaux.

 

 

Un vertiport expérimental d’ici 18 mois dans l’un des 10 aérodromes du Groupe ADP

 

« Dans 18 mois, un vertiport expérimental sera lancé sur l’un des 10 aérodromes du Groupe ADP, afin de tester l’ensemble des composantes de ce service : opérations au sol et en vol (UTM), équipements en termes d’énergie, de maintenance, et même le parcours des futurs passagers.
Après une analyse des atouts de chaque aérodrome sur la base d’une vingtaine de critères (sécurité, accès, espace disponible, opérations et environnement urbain…), et des échanges avec nos partenaires, le lieu choisi sera annoncé à la fin de l’année »,
a indiqué le Groupe ADP.

Le groupe aura donc le choix parmi ses aérodromes d’aviation générale situés à Coulommiers, Etampes, Saint-Cyr, Chavenay, Toussus-le- Noble, Pontoise, Chelles, Meaux, Lognes et Persan.

Une fois le choix effectué, un aérodrome ainsi qu’un grand aéroport parisien seront équipés de vertiports et permettront donc de faire un véritable pas en avant vers le déploiement de la technologie de VTOL (Vertical Take Off Landing) à Paris, et vers un avenir à l’international.

Le but est ensuite de réaliser plusieurs tests entre l’aérodrome et l’aéroport via un couloir aérien dédié aux hélicoptères. ADP investira entre 10 et 15 millions la construction, sur les deux sites, de l’un des deux modèles de vertiports présentés.

 

Un partenariat avec Airbus et la RATP

 

Dans un communiqué commun, ADP, Airbus et la RATP ont indiqué qu’ils souhaitaient expérimenter la meilleure manière de concevoir, intégrer, produire et maintenir les aéronefs, mais également de gérer leurs vols en basse altitude.

Les trois entreprises ont du prendre également en compte l’intégration de ces taxis volants dans le transport urbain et dans la vie des habitants. « Les nuisances [sonores et environnementales, ndlr] sont réduites », puisque les taxis volants coupent rapidement leur moteur lorsqu’ils se posent, explique Edward Arkwright, le directeur général exécutif du groupe ADP.

Pour ce projet, ADP utilisera dans un premier temps le taxi volant autonome tout électrique Vahana d’Airbus pour réaliser ses premiers tests mais également un véhicule hybride de 4 places développé par la start-up Ascendance Flight Technologies, avec laquelle le groupe ADP travaille régulièrement.

Vahana Alpha Two © Vahana – Airbus

 

 

Une présentation lors du salon du Bourget 2019

 

Les deux modèles présentés lors du salon du Bourget reposent sur une méthode de plateaux mobiles.
Ces différents plateaux permettront au VTOL d’atterrir ou de décoller facilement à l’endroit souhaité. Lorsqu’un taxi-volant atterrit et coupe son moteur sur la plateforme, le plateau mobile se déplace pour acheminer les passagers directement à l’endroit où ils doivent débarquer.

Le taxi pourra ensuite récupérer les passagers suivants avant de se placer en face du couloir aérien, où il pourra décoller.

Si jamais le taxi-volant a besoin de révisions, ces plateaux mobiles permettront également de le transporter à l’écart pour le réparer.

Le premier modèle est composé de 6 plateaux mobiles, mesurant pas moins de 20 mètres au sol et 50 mètres en l’air.

Le second quant à lui possède une plus grande capacité et peut accueillir beaucoup plus de taxis-volants que le premier modèle, tout en respectant et répondant « aux mêmes caractéristiques de sécurité, de confort et de maintenance », a précisé Edward Arkwright.

La présentation de ces deux modèles, qui diffèrent principalement dans leur capacité, permet de mettre en avant l’adaptabilité de ce modèle au nombre souhaité de véhicules. « Une rotation toutes les six minutes est envisageable », selon le directeur général du groupe ADP.

Grâce à ce système de plateaux mobiles, le fonctionnement s’adaptera à la gestion de flux aéroportuaire classique sans la gêner.

Aucun tarif n’a été abordé pour le moment, mais les avis vont bon train, faisant place à un large panel allant des prix habituels des taxis à ceux d’un tour en hélicoptère. Mathieu Dunant, directeur de l’innovation de la RATP, a indiqué qu’il pensait plutôt que le prix se situerait plutôt entre un et trois euros par kilomètre. Les partenaires doivent encore également réfléchir au nombre de passagers que ces taxis-volants pourront transportés.

Reste à voir vers quel business model ADP s’orientera lorsque les tests seront terminés.

Au-delà de ce projet ambitieux, ADP prévoit également de lancer à terme une ligne reliant l’aéroport CDG et le parc d’attractions Disneyland Paris.

 

 

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