Neuralink : les interfaces cerveau-machine d’Elon Musk testés sur l’homme dès 2020 ?

 

Après deux ans de recherche, la société Neuralink vient de présenter, lors de sa première grande conférence du 17 juillet 2019, l’avancée de ses recherches et travaux en matière de neurotechnologie.

Co-fondée en 2016 par l’entrepreneur à succès Elon Musk (Tesla, SpaceX, OpenAI), la start-up travaille depuis plus de deux ans sur le développement d’interfaces cerveau-machine (ICM).

Pour faire simple, comprenez que l’objectif est de connecter le cerveau humain aux ordinateurs dans le but de fusionner les intelligences humaines et artificielles.

Dans un premier temps, les applications de l’ICM pour l’homme pourraient permettre de formidables avancées dans le domaine médical. À terme, cette technologie pourrait même rendre réaliste de nombreux scénarios de science-fiction et aboutir à un « homme-augmenté » et donc à une nouvelle évolution de notre espèce (rien que ça !).

Technologie utilisée et applications, on fait le point pour vous dans notre article de la semaine.

 

Faire de l’Intelligence Artificielle une force, et non une menace !

 

Ce n’est plus un secret pour personne, l’Intelligence Artificielle (IA) fait décidément très peur à Elon Musk !

Depuis de nombreuses années, l’entrepreneur ne cesse de mettre en garde quant à la nécessité de développer une IA « profitable à l’humanité ».

C’est d’ailleurs pourquoi il a fondé en 2015, le collectif OpenAI qui s’est fixé comme objectif de « faire avancer l’intelligence numérique de la manière qui serait la plus profitable à l’humanité, sans que ces recherches soient dictées par le besoin d’un retour sur investissement ».

OpenAI travaille donc depuis 2015 au développement des Intelligences Artificielles, de manière responsable touten partageant l’intégralité de ses recherches avec le reste du monde.

À relire :Dactyl (OpenAI) : la main robotisée qui n’a plus besoin des humains pour apprendre.

 

Avec cette autre start-up, baptisée Neuralink, l’idée est aussi d’utiliser l’IA afin d’apporter de réelles solutions et avancées à l’homme.

Les applications des ICM sont déjà une réalité. En effet, plusieurs exemples existent, comme des chercheurs chinois de l’université de Zhejiangqui ont réussi à contrôler les déplacements d’un rat en février dernier, ou encore une femme quadriplégique ayant réussi à contrôler un bras robotique en 2012, grâce à des électrodes.

Comment fonctionne l’interface cerveau-machine (ICM) développée par Neuralink ?

 

Pour rappel, chaque mouvement que le corps humain est en mesure d’effectuer est possible grâce à un signal électrique généré par notre cerveau et envoyé via notresystème nerveux.

Une ICM traduit justement ces signaux électriques (signaux neuronaux) et détermine à quelle action précise chaque signal correspond.

 

Le dispositif de Neuralink se compose de plusieurs éléments :

1/ Tout d’abord, 96 fils ultra-fins (dix fois plus fins qu’un cheveu humain) composés chacun de 32 micro-électrodes sont implantés directement dans le cerveau grâce à un robot chirurgical également conçu par l’équipe co-fondatrice de Neuralink avec Elon Musk.

Le robot de Neuralink implantant les fils contenants les électrodes.
Légende :
i : aiguille et canule.
ii. fil précédemment inséré.
iii. insertion de fil. 4.
iv. fil inséré.
Crédit : Neuralink

 

2/ Ces fils sont ensuite regroupés en quatre lots et rattachés ensemble à des puces, également implantées dans le cerveau du patient et dont le but sera de collecter les informations envoyées par les électrodes.

Crédit : Neuralink

Cette puce est la pierre angulaire du dispositif ! Fruit de 24 mois de recherche sur des technologies avancées effectuées par l’équipe de Neuralink, il a fallu à la start-uppas moins de 15 prototypes différents pour aboutir à cette première version officielle et fonctionnelle, baptisée « N1 ».

 

Crédit : Neuralink

De la taille d’un grain de café, cette puce est capable d’amplifier les signaux des électrodes afin de les collecter, de les filtrer, puis de les convertir en informations numériques.

La société a précisé qu’elle souhaitait installer quatre de ces puces par patient,trois dans la zone motrice de celui-ci et une autre près du système sensoriel.

 

3/ Les informations numériques sont ensuite envoyées par la puce jusqu’à un boitier situé derrière l’oreille du patient.

Crédit : Neuralink

 

 

En théorie, ce dernier pourrait amplifier les signaux neuronaux et les transmettre en temps réel via Bluetooth à une application mobile (iOS) développée par Neuralink et qui permettra de contrôler plusieurs appareils électroniques comme un clavier d’ordinateur ou un iPhone par exemple.

 

Crédit : Neuralink

 

Lors de la conférence, Neuralink a indiqué que lors de premiers essais concluants, le système aurait permis à « des singes de contrôler un programme informatique par la seule pensée ».

Des résultats encourageants, voire bluffants, qui permettraient à Neuralink de démarrer les premiers essais sur l’homme dès 2020. Mais attention, cela sera possible seulement si les prochaines étapes se passent comme prévu et surtout en cas d’obtention de l’autorisation de la FDA (Food and Drug Administration).

Si c’est le contrôle à distance des machines qui semblait être l’objectif final de Neuralink, son dispositif pourrait trouver ses premières applications dans un tout autre domaine.

 

 

Les applications de l’ICM de Neuralink

 

À ce stade, et aux vues des avancées spectaculaires énoncées par l’entreprise en deux ans seulement, les futures applications de l’ICM de Neuralink pourraient être multiples dans le secteur médical, notamment pour soigner les troubles neurologiques ou encore rendre leur capacité aux personnes atteintes de certains troubles physiques ou à mobilité réduite.

Philip Sabes, l’un des membres de l’équipe fondatrice, explique que « nous avons la capacité de décoder si une personne danse, ou court. Nous pourrions lui permettre de contrôler un avatar en 3D dans un jeu vidéo, ou d’envoyer des signaux aux muscles et lui permettre de reprendre contrôle de son propre corps ».

Selon lui, avec une ICM, on pourrait amplifier, capter et retransmettre des signauxprovenant du cortex visuel et pourrait permettre de rendre la vue à une personne non-voyante.

Neuralink pourrait également être en mesure dans un futur proche de proposer des solutions dans le traitement des maladies neurologiques.


Quand la science-fiction rattrape la réalité…

Lors de la présentation, Elon Musk a même mis en avant la possibilité, dans un futur bien plus lointain de pouvoir « fusionner avec l’intelligence artificielle »grâce à l’ICM de Neuralink.

Cela impliquerait de permettre à un humain, du moins à ceux qui en auront les moyens, d’augmenter leurs capacités comme la mémoire, la vue, l’odorat, l’intelligence…

Vous pouvez retrouver le bilan dévoilé par Neuralink et Elon Musk, sous forme de livre blanc, ICI.

 

Vous pouvez également retrouver l’intégralité de la conférence de Neuralink sur YouTube.

 

 

 

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