« Stan » : le voiturier un peu spécial de l’aéroport de Lyon

 

Après avoir réalisé de nombreux tests en aéroports durant plusieurs années, Stanley Robotics déploie officiellement son premier robot-voiturier autonome, Stan, à l’aéroport de Lyon Saint-Exupéry.

Stan s’occupera de garer lui-même les voitures. Le but ? Optimiser l’espace dans les parkings des aéroports. Une première mondiale pour ce robot, qui risque vite de poser ses valises dans de nombreux aéroports.

On vous en dit plus dans notre article du jour !

 

 

Quatre robots autonomes en service dans l’aéroport Lyon Saint-Exupéry

© Stanley Robotics

 

À Lyon, ce sont donc quatre robots autonomes qui vont désormais gérer 500 places mises à disposition sur le parking P5+ de l’aéroport. Douze boxes ont également été installés afin de déposer et de récupérer les véhicules lors des arrivées et des départs.

Le but principal de cette nouveauté est d’augmenter la capacité de stockage de 50%.

En effet, “le parking est en quelque sorte numérisé. Les voitures sont stockées différemment que dans un parking normal, elles sont garées en files »,explique Aurélien Cord, fondateur et CTO de Stanley Robotics.

L’optimisation de l’espace créée grâce à ces robots-voiturier et à ce principe de « multi-files » devrait être signifiante au point d’offrir près de 50% de stockage en plus.

Pour le moment les voitures sont stockées sur quatre files, mais l’objectif est d’atteindre 10 à 15 files.

 

 

 

Comment fonctionne le service ?

 

Le voyageur doit réserver au préalable sa place directement sur le site de l’aéroport de Lyon. Le jour de son départ, le client doit se rendre au niveau du parking P5+ où des boxes dédiés à ce système l’attendront.

Il devra alors scanner sa réservation, puis garer son véhicule dans l’un des boxes, en s’assurant de bien serrer son frein à main, de bien récupérer ses affaires et de fermer à clef sa voiture, avant de valider le dépôt du véhicule.

La porte du box se fermera alors et le robot pourra ensuite s’occuper de déplacer la voiture.

 

© Stanley Robotics

 

« La porte s’ouvre de l’autre côté du box et un robot Stan arrive, se glisse sous la voiture et l’attrape par les pneus avec ses petits bras qui la soulèvent pour aller la garer » a précisé Aurélien Cord.

Des navettes situées à côté du parking vous permettront ensuite de rejoindre le terminal depuis lequel vous décollerez.

Lors de l’enregistrement de son véhicule, le client devra indiquer son vol de retour, afin que les informations se synchronisent avec le robot.

De cette manière, dès que le vol de retour prévu atterrira, une alerte sera envoyée au robot, qui récupèrera alors la voiture en question et la mettra à disposition dans l’un des 12 boxes.

Le robot-voiturier a été conçu de manière à être parfaitement autonome. Il possède donc des capteurs ultra-sensibles lui permettant de se repérer et d’avancer. Autre avantage, aucune infrastructure complexe n’est nécessaire pour le mettre en fonction. Son installation sur le parking est donc rapide et intuitive.

Le robot sera en relation permanente avec un système débarqué qui lui indiquera où stationner les véhicules dans le parking afin d’optimiser au maximum la place disponible.

 

 

 

 

Réduction des émissions de CO2 dans les parkings !

 

Dernier point fort, et non des moindres, de ce dispositif : la limitation des émissions de CO2. En effet, grâce à ce système, les véhicules ne circulent pas pendant plusieurs minutes dans les parkings à la recherche d’une place, Stan le fait pour eux. Les robots fonctionnent uniquement grâce à des moteurs électriques, ce qui permet donc une réduction des émissions de C02.

Pour le moment, Stan gère « seulement » 500 places de parking, mais son objectif, d’ici la fin de l’année, est de gérer 2000 places de ce parking, et à terme plus de 6000 places sur les 8500 disponibles dans cet aéroport.

Ce lancement officiel dans l’aéroport de Lyon devrait permettre à Stanley Robotics de se déployer à plus grande échelle, et dans de nombreux aéroports du monde entier.

Un test de 6 mois dans un parking de l’aéroport de Roissy Charles-de- Gaulle avait déjà été réalisé mais malheureusement sans suite pour la Start-up.

Le contrat en cours avec Vinci Airports est une opportunité en or pour la Start up parisienne, puisque la filiale du groupe Vinci pourrait décider de déployer cette solution dans plusieurs de ses 46 aéroports situés dans 12 pays différents.

 

 

 

 

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