Thales rejoint le programme de Système de Combat Aérien du Futur (SCAF)

 

C’est à l’occasion de la visite de la Ministre des Armées, Florence Parly, sur le site de Thales à Limours dans l’Essonne le 15 avril dernier, que l’annonce officielle a été faite.

Thales fera bien partie du projet SCAF et rejoint donc les industriels Dassault Aviation, Airbus Defence and Space, Safran Aircraft Engines et MTU Aero Engines.

“Nous avons lancé à l’été 2017 le programme de système de combat aérien du futur, le SCAF. J’ai l’ambition d’ici le milieu de l’année de passer des contrats relatifs au démonstrateur de l’avion: (…) Thales, par ses compétences d’intégrateur, aura toute sa place pour construire le dialogue entre les objets connectés de ce système de combat collaboratif”, a précisé la ministre des Armées.

On revient en détails sur ce programme pour vous dans notre article du jour.

 

 

Objectif du SCAF : construire un avion de combat capable de remplacer les Rafale & Eurofighter

 

Le programme SCAF, Système de Combat Aérien du Futur, a été lancé durant l’été 2017, dans le cadre d’une coopération franco-allemande ayant pour but d’améliorer le maintien de la souveraineté européenne en termes de défense pour l’horizon 2040.

L’objectif de ce programme est de construire un avion de combat qui sera en mesure, d’ici 2035, de remplacer les Rafale de l’armée française et les Eurofighter allemands.

Pour mener à bien ce projet, le SCAF a fait appel à plusieurs groupes qui s’occuperont de divers domaines. On retrouve donc Dassault Aviation et Airbus Defence and Space, qui s’occuperont principalement de la maîtrise d’œuvre avec l’architecture et le concept de l’avion. Concernant la motorisation de l’avion, se sont les sociétés Safran Aircraft Engines et MTU Aero Engines qui en seront en charge avec respectivement le développement des parties chaudes et l’intégration du moteur pour Safran, et les parties froides et des services MRO (Maintenance, Réparation et Révision) pour l’allemand MTU Aero Engines.

Le rôle du groupe Thales sera primordial puisque le SCAF a été conçu comme un système associant avion de combat du futur, drones (ravitailleurs, alliés, évoluant en essaim,…), et missiles de croisière.

Le tout sera relié et connecté à des avions, des satellites, des système de l’OTAN mais également des systèmes de combat terrestres et navals.

Le dialogue entre les objets connectés de ce système sera donc plus que jamais important, et il semble logique qu’il soit opéré par un groupe comme Thales, qui n’a plus à faire ses preuves.

Selon les informations précisées par le ministère, Thales travaillera sur ces questions en partenariat avec l’entreprise allemande Hensoldt et l’entreprise espagnole Indra Systemas.

 

Des performances bien supérieures à celles de ses prédécesseurs !

 

Ce nouvel avion de combat devra être capable de produire de fortes poussées en supersonique, largement supérieures à celles du Rafale, mais également de rester à basse vitesse sur de longues durées.

Il sera construit de manière plus compacte de façon à ce qu’il soit plus léger et puisse donc emmener à son bord davantage d’armements.

En février dernier, la ministre des Armées a également annoncé que la Direction Générale de l’Armement (DGA) avait attribué à Safran un contrat d’études en amont, d’un montant de 115 millions d’euros, afin de mettre au point un réacteur nouvelle génération.

Ces études devraient permettre aux ingénieurs de déboucher sur de nombreuses innovations, notamment des aubes de turbine plus avancées.

En effet, la turbine prévue pour cet avion de combat du futur devra atteindre des températures encore jamais vues, avoisinant les 2100°C.

Pour rappel, aujourd’hui, un moteur de Rafale supporte un température d’environ 1850°C, ce qui est déjà très élevé.

 

Les premiers démonstrateurs attendus entre 2025 et 2027

Prévu pour 2025, le réacteur, dérivé du M88, servira pour le premier démonstrateur avion du SCAF.

Le démonstrateur moteur, quant à lui, sera attendu pour 2027 et devra répondre à des problématiques de « cycle variable » afin d’ajuster les pourcentages des flux d’air primaire et secondaire.

Il devra également être équipé d’une tuyère orientable, permettant d’améliorer la maniabilité de l’appareil.

Une autre innovation a également été envisagée : l’hybridation du réacteur afin de mieux gérer l’énergie à bord.

Selon les nécessités du programme, d’autres entreprises européennes seront probablement amenées à travailler sur ce projet par la suite, notamment des centaines de sous-traitants à long terme. De quoi créer des milliers d’emplois en Europe.

Le but des deux pays grâce à ce programme est de mettre au point de nouvelles technologies, tournées vers le futur, qui leur permettront de rester compétitifs dans le secteur de la Défense. Avec cette coopération, la France veut éviter de reproduire ses erreurs du passé notamment comme la concurrence, dans les années 80, entre Rafale & Eurofighter. Cette fois-ci c’est main dans la main que les

 

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