Top 7 des innovations médicales sur VivaTech 2019

 

Du 16 au 18 mai dernier, les meilleures innovations technologiques s’étaient données rendez-vous à Paris pour la 4ème édition du salon Viva Technology.

Les idées novatrices étaient nombreuses, dans des domaines aussi variés que l’environnement, la technologie, la politique, la sécurité, l’humanitaire et bien d’autres.

Mais aujourd’hui, on s’est intéressé de plus près aux grandes idées qui pourraient révolutionner le monde de la santé.

Revenons sur 7 des innovations médicales de demain.

 

1 – Le boitier d’analyses sanguines de xRapid

 

Le boitier mobile xRblood – Crédit : xRapid

 

La société xRapid a conçu un boitier nommé xRblood, pas plus grand qu’un paquet de cigarettes, permettant de réaliser un prélèvement sanguin et de l’analyser instantanément.

Pour se faire, une seule goutte de sang suffit.

C’est ensuite une Intelligence Artificielle qui prend le relais en comptant les globules rouges et blancs, de la même manière que dans les laboratoires d’analyses.

« Cet outil va révolutionner la vie des généralistes – ils feront une petite piqûre à leurs patients en salle d’attente et auront ainsi plus d’informations lors de la consultation –, celle des malades, qui pourront rester à domicile, et celle des athlètes, qui surveillent leur niveau de globules après l’effort », affirme Jean Viry-Babel, le président de xRapid.

 

 

2 – L’exosquelette de la SNCF et de la Start-up Ergosanté

 

Après trois ans de développement, la SNCF ainsi que son partenaire, la Start-up Ergosanté,
étaient fières de présenter leur exosquelette nommé Shiva.

Le but de cet outil : soulager les employés portant des charges lourdes au quotidien dans leur travail.

Cet exosquelette devrait permettre de réduire et surtout d’éviter les troubles musculo-squelettiques (TMS) liés aux ports de charges très lourdes.

L’appareil pourra soutenir un poids d’environ 15 kg réparti sur chaque bras, et allégeant donc fortement les charges portées par les employés, qui sont limitées en poids par le code du travail.

Une ceinture ainsi qu’un harnais de position placés sur l’ensemble du corps permettront de transférer les efforts mécaniques des bras de Shiva à la manutention réalisée par l’employé.

L’avantage de Shiva repose dans sa composition entièrement mécanique, ne nécessitant donc pas de recharge, ainsi que dans sa grande flexibilité lui permettant de s’adapter sur mesure à tous les postes.

« C’est un véritable couteau- suisse, qui se règle spécifiquement au poste de l’employé. »précise Yonnel Giovanelli, responsable du pôle Ergonomie et Facteurs organisationnels et humains de la SNCF.

Dans un premier temps ce premier exosquelette français sera proposé aux employés de la SNCF avant d’être commercialisé à d’autres sociétés. Cet exosquelette pourrait également, à terme, permettre à des personnes paralysées de pouvoir remarcher.

 

 

 

 

 

3 – Le capteur d’impédancemétrie de Sensome

 

Lorsqu’un caillot s’installe et bloque la circulation sanguine, les organes ne sont plus alimentés correctement en oxygène.
Il est donc nécessaire de réagir rapidement, et de distinguer le type de caillot qui pose problème afin de prévenir un potentiel décès du patient.

Grâce au capteur d’impédancemétrie de la start-up Sensome, fondée à partir des recherches menées au Laboratoire d’hydrodynamique (CNRS/Ecole polytechnique),les chirurgiens pourront désormais définir quelle sorte de caillot pose problème. Comment ? En insérant le fameux capteur dans le système sanguin du patient. Ils pourront ensuite le retirer avec la technique adaptée, à savoir une aspiration à l’aide d’une pompe ou la pose d’un stent.

« Le petit capteur est fixé sur une sonde, insérée au niveau de l’aine du patient. La sonde remonte dans les artères du malade jusqu’à toucher le caillot qui bloque la circulation sanguine. Le capteur mesure alors l’impédance du caillot, c’est-à-dire sa résistance lors du passage d’un faible courant électrique. Selon le résultat obtenu, on sait alors si le caillot est dur ou mou, car les différents caillots n’ont pas la même réponse face au courant électrique », précise Elisa Gusarova, ingénieure en recherche et développement chez Sensome.

Pour fonctionner et s’insérer facilement au sein du corps du patient, le capteur a été miniaturisé au maximum, ce qui en fait aujourd’hui le plus petit capteur du monde.

Le capteur est actuellement en phase préclinique et devrait prochainement entamer sa phase d’industrialisation.

 

 

 

 

4 – Prédire les ruptures d’anévrisme avec Nurea

 

Les patients souffrant d’anévrisme doivent être suivis de près afin d’en prévenir la rupture. Malheureusement, il est encore très difficile de distinguer l’évolution d’une dilatation anormale de la paroi d’une artère. C’est là que la Start-up Nurea intervient.

« En général, le malade passe régulièrement des scanners, à peu près tous les six mois afin de voir si le diamètre de l’aorte augmente. Si ça n’évolue pas, le médecin redonne un rendez-vous six mois plus tard. Sauf que cela soumet le malade a un grand nombre de radiations. En plus, le volume de l’aorte peut augmenter entre deux rendez-vous et il faut alors vite intervenir. Pour éviter cela, nous avons créé un logiciel d’aide à la décision qui modélise en 3D les vaisseaux sanguins du malade », précise Romain Leguay, directeur technique de Nurea.

Aidé d’une Intelligence Artificielle, de réseaux de modélisation numérique et de traitement d’images médicales, la Start-up réalise des cartographies du système vasculaire, à savoir de l’ensemble du réseau de vaisseaux sanguins qui composent notre corps.

Le tout directement à partir de l’IRM d’un patient.
De cette manière, les vaisseaux peuvent être étudiés au cas par cas, et mis en avant s’ils présentent un problème.

« Bien sûr, on pourrait faire ça manuellement mais les médecins n’ont pas le temps de faire ces calculs pour chaque malade. Dans le cas d’une maladie vasculaire par exemple, tout le réseau de vaisseaux sanguins du patient est fragilisé. Un problème peut se déclarer n’importe où dans le corps. Grâce à notre logiciel, nous pouvons surveiller les zones particulièrement fragiles et éviter les urgences », explique Romain Leguay.

Pour le moment, le logiciel créé en 2018 est encore en phase de test au CHU de Bordeaux.

 

 

5 – L’exosquelette de Twiice 

 

Issu des laboratoires de l’École Polytechnique Fédérale de Lausanne, en Suisse, l’exosquelette Twiice
était présenté lors de VivaTech après un travail de plus de trois ans.

La start-up a construit un exosquelette axé sur les membres inférieurs, qui s’adapte et se personnalise à la morphologie et la pathologie de chaque paraplégique.

« L’objectif était de réellement prendre en compte les besoins de la personne »,
explique Tristan Vouga, ingénieur Suisse à l’origine de ce projet.

Grâce à ce dispositif, les personnes atteintes de paraplégie pourront « remarcher ».

Concrètement, les jambes seront harnachées dans le dispositif et le patient n’aura qu’à appuyer sur un bouton pour choisir la fonction qu’il souhaite réaliser, à savoir, marcher normalement, marcher rapidement, s’asseoir, monter un escalier…

Autre avantage important de Twiice, la capacité de production : « On est capable d’en produire un en seulement deux semaines, à partir du diagnostic du patient », a ajouté Tristan Vouga.

L’équipe a pu tester son exosquelette sur Silke Pan, athlète para cycliste, ce qui leur a permis de l’améliorer au maximum à chaque séance de test.

Avant de se lancer sur le marché, la start-up continue d’engranger des  financements, permettant de perfectionner leur exosquelette.

A titre indicatif, lors de sa future commercialisation, le prix envisagé serait fixé entre 20 000 et 40 000 euros, soit « le quart de ce qui se trouve sur le marché actuellement ».

 

 

 

 

 

6 – L’imprimante « Ultimaker » de Sanofi

 

Lors du salon, Sanofi a présenté une version « Pharma » de l’Ultimaker 2 pour son utilisation dans le domaine la santé.

L’imprimante 3D a été reconditionnée afin de pouvoir imprimer des comprimés personnalisés. En effet, les patients n’ont pas tous les mêmes besoins et n’acceptent pas forcément les médicaments de la même manière.

« L’objectif est d’être capable de personnaliser la dose, par exemple pour des populations en pédiatrie ou en gériatrie », détaille Jean Alié, chargé de la R&D à Sanofi Montpellier.

Pour ce faire, des bobines de filaments, composées elles-mêmes de molécules actives et d’excipients classiques utilisés dans les médicaments, sont chauffées afin d’obtenir des comprimés par dépôts successifs de couche de matière.

Cette technologie ne devrait cependant pas être disponible avant trois à dix ans précise Jean Alié : « Pour le moment, nous disposons seulement de prototypes d’imprimantes. Et comme cette technologie nécessitera des changements de fabrication, d’acheminement, il y aura un aspect réglementaire à régler avec les agences. »

 

 

7 – Le robot « Da Vinci » de Intuitive Surgical

 

Déjà utilisé dans près de 5 000 blocs opératoires dans le monde, dont 144 en France, ce robot chirurgical est présenté comme un assistant pour des opérations complexes.

Dirigé par un chirurgien à distance, ce robot permet de réaliser des opérations de manière moins invasive tout en en réduisant les potentielles séquelles ainsi que la durée d’hospitalisation et les douleurs post-opératoire des patients.

« Le Da Vinci est doté d’instruments miniaturisés parfaitement articulés qui pivotent avec plus d’aisance que la main humaine, ainsi que d’un système de visualisation en 3D HD », précise Véronique Vergriete, responsable de la communication.

Le robot est muni de quatre bras articulés offrant une vision 3D et permettant de réaliser des interventions grâce aux pinces articulées miniaturisées fixées au bout de ces bras.
Ces pinces ont pour but d’imiter les mouvements effectués au quotidien par un chirurgien lors d’une opération.

C’est un véritable chirurgien qui sera en gestion de ce robot et qui sera placé derrière une console et lui donnera les différentes instructions grâce à un joystick et des pédales. Les bras du robot sont beaucoup plus maniables que ceux des hommes et permettent donc d’avoir un angle d’attaque et une précision plus poussés.

Le robot ne se limite pas à une seule spécialisation et peut aussi bien être utilisé sur tissus mous en gynécologie, en urologie, en ORL, endigestion ou bien dans des chirurgies générales et cardio- thoraciques.

A l’hôpital Gustave Roussy par exemple, le Da Vinci Xi a permis aux équipes médicales de réaliser une ablation d’une tumeur placée dans un endroit quasi inaccessible par les médecins.

Pour disposer de ce petit bijou de technologie il faudra tout de même débourser 2 millions d’euros à l’achat et prévoir un budget formation pour le personnel de l’hôpital.

 

 

 

 

 

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